mardi 25 janvier 2011

Fêtes Attention !

« Festival » rime aussi, et malheureusement, avec risques personnels ; afin de les éviter  la prévention par l’information est sans doute la meilleure action qui puisse être lors de ces manifestations où il peut y avoir des conduites à risques. La prévention des risques personnels en festival couvre essentiellement trois domaines : la consommation de stupéfiants et la sur alcoolisation, la propagation du Sida, et les risques auditifs. De nombreuses associations locales ou nationales renforcent leur présence sur les événements culturels, et en particulier dans les festivals musicaux, afin que la fête puisse également être un média d’information.

La consommation de stupéfiant et risque de sur alcoolisation
La circulation de stupéfiant lors de festival ou de soirée musicale nécessite un relais de l’information contre les addictions. Des associations come ANPA (ASSOCIATION NATIONALE DE PREVENTION EN ALCOOLOGIE ET ADDICTOLOGIE - www.anpaa.asso.fr )  participe lors de manifestation à la diffusion de l’information sur les risques encourue lors de la prise de stupéfiants ou de suralcoolisation par la distribution de brochures et d’échange avec les festivaliers. D’autres formes d’action comme les stand de testing consistent à analyser les produits stupéfiants afin d’en assurer la composition et éviter, dans la mesure du possible, une prise dangereuse. Souvent source de polémique ces stands ne sont pas des autorisation de consommer mais servent surtout de point rencontre pour la diffusion d’informations.


Information et prévention sur le Sida
Les festivals, lieux festifs, d’échanges et de rencontres sont particulièrement ciblés par les associations de lutte contre le sida. Leur action sur site consiste essentiellement à relayer la diffusion des messages de prévention et de préservatifs. Des associations comme Solidarité Sida (www.solidarite-sida.org) porte parole d’une centaine d’associations locales nationales,  se donnent  , parmi leurs nombreuses actions, d’aller à la rencontre des jeunes sur des événements culturels. Une présence d’associations de plus en plus plébiscitée par les organisateurs d’évènements musicaux ou culturels afin que l’information sur les risques puisse être réellement relayés.

Risques auditifs
Le risque de dégradation partiel ou de perte auditive complète est réel dans le cas d’abus de sonorités puissantes en exposition régulière ou sur une longue durée en continu. Selon une étude de  l’INPES (Institut national de Prévention et de Santé) de 2008 environ 10 % des jeunes de moins de 25 ans présentent une perte auditive pathologique. Les expositions sonores représentent une des causes majeures de déficit auditif chez les jeunes de moins de 25 ans.

Petit rappel de la législation en vigueur Un arrêté du 24 juillet 1998 complétant un article du code de la Santé publique (article L44.5) fixe un seuil de 100 dB à la puissance des baladeurs. Quelques mois plus tard, un décret du 15 décembre 1998 limite quant à lui la pression acoustique dans les discothèques et autres lieux diffusant de la musique amplifiée à un niveau moyen de 105 dB. Par ailleurs, les enceintes dans les salles de concerts doivent être placées en hauteur, hors de la zone dans laquelle se trouve le public.

Des associations tel que AGI-SON (www.agi-son.org) agissent depuis bien des années et interviennent en amont auprès des organisateurs d’événements musicaux pour les informer sur les risques en participant également à la communication auprès des publiques. Leur présence sur les différents festivals permet en plus de la diffusion de l’information la fourniture de bouchons d’oreilles pour réduire les risques.

Pour plus de renseignements n’hésitez pas à vous rendre sur les stands présents lors de festivals, ou à contacter les associations.



Anaïs Beluze.

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