mardi 25 janvier 2011

Zoom sur le festival d'Automne




Quand les sanglots longs des violons de l'automne blessent Paris d'une langueur monotone, C'est que le festival d'Automne est proche lui aussi.
Sa pérennité -il fut crée en 1972- sa pluridisciplinarité, et son programme d'exception puisque tous les plus grands noms de l'Art Contemporain s'y retrouvent, en font certainement un des plus importants festival, si ce n'est le plus important, d'art contemporain en France.



Un format de festival original

Crée en 1972 par Michel Guy sous l'impulsion de Georges Pompidou, le festival d'Automne anime divers lieux de la capitale, trois mois durant, et la transforme ainsi en centre mondial des avants-garde le temps d'une saison.
Une durée de trois mois est commune à très peu de festivals. Qui plus est en Ile de France ou la pluralité de l'offre rend difficile de capter l'attention des visiteurs sur une si longue période. Cette temporalité permet d'étaler les grands événements, ce n'est donc pas un programme lourd à « ingérer » sur une semaine, mais un choix parcimonieux distribué au goutte à goutte. Cela rend alors ce festival d'autant plus délicieux puisqu'on nous laisse le déguster.
"Last Meadow" de Miguel Gutierrez

Ce n'est pas à un lieu donné que le festival d'Automne souffle son dynamise mais vers la capitale entière en investissant divers lieux des plus conventionnels aux plus insolites. Ce format nomade permet non seulement d'enrichir le programme des grandes entités culturelles parisiennes mais également la (re)découverte Par le public d'endroits oubliés. Le festival d'automne c'est un peu comme une longue et douce balade dans les veines de la capitale.

Une effervescence d'art contemporain.

Il est important de noter que le festival n'accueille pas les oeuvres-clés d'une année d'art contemporain. Les œuvres sont des créations coproduites qui poursuivront une tournée mondiale par la suite. En effet, accueillir des créations d'œuvres majeures à Paris et les produire est une des quatre missions du festival. C'est donc non seulement un hommage à l'art contemporain mais également une contribution, une stimulation.
Le festival a également pour objectif de soutenir l'avant-garde en présentant des démarches expérimentales, de témoigner des cultures non-occidentale-depuis la direction du festival par Crombecque, il s'est notamment beaucoup ouvert sur la Chine- et enfin d'aménager des structures de travail-des résidences par exemple-entre professionnels étrangers et français .Ces missions s'inscrivant dans une démarche d'incitation au professionnels de l'art à se tourner vers Paris. Ce festival s'établit donc tel un pont entre Paris, dont il assure le prestige culturel, et New-York, dorénavant capitale de l'art contemporain.
Cet aspect d'intérêts public permet au festival d'être subventionné par le ministère de la Culture, la ville de Paris, et la fondation Pierre Bergé- Yves Saint-Laurent. Cependant, l'aide des amis du festival d'automne est primordiale.

Un programme de qualité

Composé d'une cinquantaine de manifestations allant des arts plastiques, aux arts numériques- C'est d'ailleurs une des premières organisations culturelles française à s'y être interressé- en passant par la danse contemporaine qu'il a aidé à s'assoir dans le paysage culturel français durant près d'une décennie, ou la musique, et la photographie.
Dès 1972, lors de la première édition le ton est donné avec la création Polytope de Yannis Xenakis.John Cage, Pierre Alechinsky, Robert Wilson, Roger Blin, Merce Cunningham,
Jean Dubuffet, Christian Boltanski, Robert Rauschenberg, Patrice Chéreau, Jasper Johns, ne sont qu'une infime partie de la liste trop longue à citer des artistes de renom ayant participé au festival d'Automne.

Avant première de la programmation 2011

Alors que l'édition 2010 est à peine terminée, est peu se glorifier de sa fréquentation de 168 091 spectateurs, les grandes lignes de la 40ème édition se dessinent. Cette année, l'Amérique du Sud, et plus particulièrement l'Argentine ou la scène contemporaine vit un renouveau dynamique sont mis à l'honneur. Sur les planches, des créations de François Tanguy, Guy Cassier et Richard Maxwell.Pour la danse, des pièces de Boris Charmatz, William Forsythe et Steven Cohen seront présentées. Question arts plastiques, nous pourront admirer la photographe Sejla Kameric et Anri Sale pour la vidéo. Vos oreilles seront bercées des compositions d'Olga Neuwirth et John Cage.

Que vous soyez un grand connaisseur d'art contemporain ou néophyte en la matière, une pièce de la programmation est faite pour vous. Des compositions pointues et difficiles d'accès, à des œuvres plus accessible de tout public. Alors que Paris pendant trois mois est le berceau de la création artistique actuelle, il serait dommage de ne pas en faire profiter nos yeux et nos oreilles.


>>le site officiel du festival d'Automne

Fleuriane Amadou







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